Call for papers: biopolitics after Foucault

For French-speakers: A call for papers on the topic of “Biopolitics overseas after Foucault” (if I have translated it correctly) has been issued for the Congrés de l’ACFAS (Association Francophone pour le savoir), an annual francophone conference in Ottawa, Canada.

Au côté du disciplinaire, Foucault décrit une nouvelle forme de pouvoir qui ne prend plus pour objet les corps mais la vie elle-même. Il construit ces notions de biopolitique (le biopolitique en 1974 et la biopolitique en 1979) et de biopouvoir (1976) en référence à la médicalisation de la société. Cette médicalisation se définit par la prise en compte généralisée du « risque médical ». Se dissémine (hors des champs purement médicaux) la nécessité de prévenir des risques éventuels. Se développe le contrôle par précaution. Dans la seconde moitié du XVIIIème siècle, sont apparues des « technologies qui ne visent pas les individus en tant qu’individus, mais qui visent au contraire la population. […] La découverte de la population est, en même temps que la découverte de l’individu et du corps dressable, l’autre noyau technologique autour duquel les procédés de l’Occident se sont transformés. On a inventé à ce moment là ce que j’appellerai, par opposition à l’anatomo-politique […], la biopolitique » (Foucault, 1994, « les mailles du pouvoir » in Dits et écrits, tome IV, texte n°297, [1976-1981], pp. 182-201, Paris, Gallimard, 896p.). Son enseignement au Collège de France dévoile explicitement le parcours d’une pensée en mouvement sur le « gouvernement biopolitique du vivant ». Les cours de 1976 sur « Il faut défendre la société » ouvre cette réflexion en distinguant le pouvoir disciplinaire du biopouvoir, deux stratégies de pouvoir bien spécifiques qui s’enchevêtrent pourtant. L’année 1977-1978 (« Sécurité, territoire, population ») poursuit l’entreprise en se concentrant davantage sur le biopouvoir et les dispositifs de sécurité. En 1978-1979, dans la continuité, Foucault interroge les formes de gouvernementalité libérale et problématise ainsi « la naissance de la biopolitique ». Du biopouvoir à la biopolitique, Foucault nous montre comment le « vivant » (et la « vie » elle-même) est devenu un nouveau terrain de lutte pour le pouvoir et pour les résistances qui lui sont immanentes.

Full details of the cfp are here, with a deadline of February 10, 2009.

(via Foucault Archives)

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s

%d bloggers like this: